Route du rock 2009 (Collection hiver)

Route du rock 2009 (Collection hiver)
Vendredi 20 Fevrier 2009 (L'omnibus - Saint Malo)

Après avoir englouti des sandwichs (de déménageurs pour certains que je ne citerai pas), et quelques bières, nous marchons en direction de la magnifique salle de l'omnibus.

Le set de l'américain Jeremy Jay est largement entamé alors que nous foulons du pied cette nouvelle route du rock. Le set tronqué auquel nous assistons est sans conteste une pure réussite.
Jeremy Jay souvent comparé à David Bowie, m'apparait plutôt comme le pendant américain du suedois Jens Lekman, avec la sensibilité d'un Morissey. La chanson "Airwalker" par exemple est un pur régal.
Jeremy Jay dispose d'une aura hypnotique en parfaite symbiose avec ses mélodies ténébreuses.
Un artiste à suivre, incontestablement.

Le trio Chairlift prend alors le relai. Ces derniers viennent tout droit de Brooklyn comme leurs amis du groupe MGMT. Bien que moins célèbres que ces derniers, à la suite d'une telle prestation, nous ne pouvons que leur souhaiter le même succès, d'autant que leur prestation m'a paru un chouïa meilleure que celle de leurs acolytes l'année dernière.
Vous connaissez peut être déjà la musique de Chairlift sans le savoir, deux raisons à cela, d'une part, si vous êtes un auditeur de FIP (France inter Paris), leurs mélodies sucrées ne vous auront certainement pas échappées. D'autre part, une de leur chanson, futur tube en puissance, j'ai nommé "Bruises" a été utilisé pour vanter les mérites d'un bien bel objet, le nouvel Ipod nano 4G.
Le live des Chairlift fut un pur moment de douceur et de rêverie.
Petit bémol tout de même, Caroline Polachek a une facheuse tendance a poussé sa voix trop haut, ce qui donne un petit coté ampoulé par moment, aussi agaçant que ses lunettes hideuses qui poussent sa sensualité dans des eaux troubles. Je suis mauvaise langue sur ce coup là, car l'osmose entre le chant féminin et le chant masculin fut un réel bonheur.

Déboule alors John and Jehn, ce couple français expatrié à Londres a été à mon goùt l'évènement de la soirée. John au teint terreux et extrêmement pâle, semble avoir passé sa vie enfermé dans une cave. Jehn pour sa part arbore une coupe de cheveux à la Uma Thurman dans Pulp Fiction.
D'ailleurs, l'ambiance est délibérément cinématographique.
Nul doute que les deux amoureux apprécient les films de John Carpenter.
L'atmosphère sur scène est lors des chansons absolument électrique, et détendue lors des transitions. Le contraste est saisissant. Il se dégage de ce concert une énergie sexuelle que l'on ne peut que rapprocher des Kills.
Il y avait de nombreux adolescents présents lors de ce concert, je ne sais pas d'où ils sont sortis mais nous ne les avons pas revu par la suite. Sorte de mort-vivants sortis de nul part, les hormones en ébullition, trépignant d'impatience de raconter leurs folles aventures sur fesse bouc. Hurlant comme des forcenés dans les moments les plus calmes, ce qui leur a valu un sarcasme camouflé de Jehn. Pas sûr d'ailleurs que leur taux d'alcool dans le sang leur ait permis de comprendre grand chose.
Bref, hormis ces réminniscence de ce que nous avons été un jour, il a été extrèmement plaisant d'observer la complicité qu'il existe entre John et Jehn sur scène.
En quelques mots pour finir, ce fut un pur moment de rock n roll, guitare en avant, avec des riffs acérés et diablement électrisant.

Le dernier groupe que nous avons eu l'occasion de voir a été Archie Bronson Outfit.
Un constat d'abord, les londoniens n'ont pas été à la hauteur de mes espérances.
Ne vous y trompez pas, le concert était bon, mais leurs préstations studios laissaient présagées quelque chose de plus flamboyant, de moins ramassé.
Sam Windett, le chanteur aborait sur sa guitare le fameux slogan, "Yes You Can". J'ai envie de dire que "yes you can, oui, mais en studio" ou alors "yes you can, mais pas aujourd'hui" auraient été plus appropriés.
Je suis méchant.
Toujours est il qu'ils ont enfilé leurs tubes comme des perles (notamment le dantesque "Cherry Lips").
C'était inutilement bourrin à bien des moments, même si le batteur pour sa part a été remarquable.
Le concert a tout de même été un instant inoubliable grâce à un monsieur.
Un robot? Un Bioman? Un zombi? Un sociopathe? un psycopathe? un cocaïnoman? un misanthrope?
Sûrement un peu de tout ça.
Je veux parler du bassiste Dog Hobday.
Un regard d'acier, aussi sensible et émouvant qu'un Javier Bardem dans "No Country For Old Men". Un bioman vivant qui aurait été fondu dans le béton. Je ne sais pas si cela a du sens, mais seule une phrase de ce type peu décrire ce stupéfiant Little Big Man dont toute trace de vie semble avoir désertée son enveloppe corporelle depuis bien longtemps.

Une question me vient alors, Dog Hobday n'aurait il pas collaboré avec Mr Oizo sur son dernier album?

"Arretez de vous reproduire"

"Vous êtes des animaux"

"Vous êtes des animaux"

"Vous allez tous crever!"


A voir...


Une incroyable soirée encore une fois.





# Posté le dimanche 22 février 2009 11:56

Modifié le dimanche 22 février 2009 13:15

Shugo Tokumaru - Button (2008)

































Je ne peux resister à l'envie d'accompagner ce tres beau clip de Shugo Tokumaru par une citation de son compatriote... Haruki Murakami.

" Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses (...).

Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi, vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans une bibliothèque (...). Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque ".


(extrait de "Kafka sur le rivage")

Attention si vous souhaitez me contacter, mon adresse est dorénavant strangebutterfly@hotmail.fr.

# Posté le mardi 17 février 2009 07:54

Modifié le samedi 21 février 2009 13:39

Animal Collective – Merriweather Post Pavilion (2009)
































Animal Collective serait (je cite) : « une nouvelle arnaque branchée étiquetée « arty » comme il s'en fabrique à tour de bras à New York », dixit Louis-Henri de La Rochefoucauld de l'excellent magazine littéraire « Transfuge».
Il n'est évidemment pas question de remettre en cause les goûts des uns et des autres, mais il n'en reste pas moins que le journaliste aurait bien fait de s'informer correctement (c'est son boulot après tout) avant d'affirmer de telles choses.
Dire d'Animal Collective qu'il est une nouvelle « arnaque » (puisque c'est l'expression employée), c'est oublier que le groupe existe depuis bientôt 10 ans.

Considérer cela, c'est soit faire preuve de défaut d'information, soit être un vieux con adepte du regard en arrière ; si ce n'est les deux.

Je tiens à le préciser d'entrée de jeu, Animal Collective est mon groupe préféré, il n'y aura donc aucune prétention d'objectivité sous le soleil. De plus, je tiens à avancer le fait qu'aucune drogue ou alcool n'a été utilisée pour concocter cette chronique.

Nous y voici, après une ahurissante année musicale 2008, le microcosme « Merriweather Post Pavilion » des trublions d'Animal Collective ouvre le bal des sorties d'album 2009.
Et autant le dire tout de suite : ça fait mal, très mal.
Véritable démonstration de force, « Merriweather Post Pavilion » est une bulle suspendue entre ciel et terre où s'épanouie une jungle extraordinaire.
Luxuriante et indépendante de tout reste de vie.

Le rêve.

Un monde parallèle fantasmagorique.
Un trip hallucinatoire.
Un voyage aux mille saveurs.

Le rêve...

Au menu, vous trouverez un feu d'artifice d'ingrédients :
Pèle mêle : l'Elégance, l'Amour, la Douceur, l'Aamour, le Génie, l'Aaaamour, la Folie et l'Extravagance.

Et comme toujours avec les new yorkais, leur univers est une ode à la diversité, un véritable gang bang des cultures. Une partouze cosmique.

Si dans 1000 ans, une vie extraterrestre a l'occasion d'écouter ces quelques morceaux,
nul doute que nos héritiers aient de la visite.
Un monde qui a enfanté une telle splendeur ne peut être profondément mauvais.

L'ambiance de « Merriweather Post Pavilion » est aussi somptueuse et belle à pleurer qu'une Scarlett Johansson filmée par un Woody Allen, aussi emplie d'espoir qu'un discours de Nelson Mandala.

Animal Collective nous ouvre tout simplement les portes d'un monde purement jubilatoire.

Si je me retrouvai seul sur une île déserte et que je devais emporter avec moi deux objets culturels, ce serait sans conteste un roman de Murakami et un album d'Animal Collective.

Deux univers aux milles facettes, mouvants et contrastés, rude et magnifique, doux et laid, mélancolique et explosif. Contrastés et éternels à mon avis.

Deux microcosmes tout bonnement éclatants de beauté.




Pour les courageux, voici ma critique titre à titre :


1. Animal Collective – In The Flowers (5'21)


En entrant dans le navire « Merriweather Post Pavilion », une dizaine de « Gollums » rampants vous souhaitent la bienvenue, et vous susurrent à l'oreille un borborygme s'apparentant vaguement à un « on the beach, on the beach, on the beach... ».
Le voyage peut commencer.
La patte Animal Collective est reconnaissable entre mille.
Les notes de piano et la voix aérienne du génialissime Panda Bear font leur entrée.
Les frissons courent déjà, totalement indépendants de votre volonté, tels des insectes multicolores insaisissables.
2'31 : Explosion sidérante et tentaculaire.
Une bombe explose en votre c½ur, vous laissant vacant, sourire béat.
Plus rien n'existe en votre esprit, si ce n'est cette magnificence chancelante.
La déconnexion est absolue.
Le spectacle est saisissant, des milliers de notes de piano tourmentées tombent dans la nuit, frappant la surface de l'océan, telles des gouttes de pluie colorées.
Le chant, en équilibre au dessus du monde, est d'une justesse et d'une beauté à en mourir sur place.
Animal Collective est de retour.



2. Animal Collective – My Girls (5'40)


« My Girls » est un ouragan dans la tempête.
Une pépite étoilée dans une mine d'or.
« My Girls » est belle à en pleurer toutes les larmes de son corps.
Une cathédrale sonore renversante dont seul les new yorkais ont le secret.
Il y a d'abord ces mystérieux lasers psychédéliques qui percent l'obscurité :
Oppressants, cajoleurs, structurants et indispensables.
Et il y a surtout ce chant de Bear : rafraichissant, euphorique et insaisissable.
Un chant qui serpente dans le ciel, définitivement sous amphétamines.
Ce que je vois, c'est un village psychédélique dans la campagne indienne, des paysans qui lèvent les bras au ciel, recevant une pluie bienfaitrice, et dansant tous ensemble.
Sorte de comédie musicale utopique, illusoire mais jouissive.
Ce qu'il faut voir en réalité, c'est davantage des accrocs de pop barrée avec un casque audio sur la tête et qui sourient comme des aliénés, recevant tant de beauté pop entre les deux oreilles, qu'ils se tiendront tranquilles durant les quinze prochaines années.



3. Animal Collective – Also Frightened (5'13)



« Also Frightened » est plus classique dans sa structure, il s'agit à mon avis ici du morceau le plus faiblard de l'album. Pourtant, ne vous y trompez pas, il y a assez d'idées géniales dans cette chanson pour remplir la carrière d'un excellent artiste pop.

« heyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy »

Ce qui manque à cette ballade pour atteindre les sommets voisins, c'est un peu de folie et plus de percussion. En revanche, le chant de Panda Bear y est toujours époustouflant, et cela ne trompe pas. « Merriweather Post Pavilion » est l'album d'Animal Collective à conseiller aux néophytes, l'interprétation vocale atteint une telle perfection, qu'elle ne peut laisser de marbre.
Je suis heureux qu'Animal Collective puisse séduire un public plus conséquent, surtout quand c'est en sortant l'une des plus belles pièces de son ½uvre. Comment une journée peut elle mieux commencer qu'en allumant sa radio et en entendant une chanson de « « Merriweather Post Pavilion » ?

« heyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy »

La candeur des « Are You Also Frightened ? Are You Also Frightened ?... » chantonnés en bout de course ne peuvent que vous suivre toute la journée. Quand vous marchez dans la rue, les yeux encore embués de rêves et le c½ur léger, lorsque vous prenez le métro, ses étoiles filantes apaisantes et multicolores vous suivent, vous entourent, vous bercent, vous rende le sourire magique.



4. Animal Collective – Summertime Clothes (4'30)


Alors là, alors là... mon écrit est bien faible je crois, comment décrire ce que l'on ressent en écoutant une telle chanson ?

Imaginez une journée du mois de juin par une chaleur intense.
Imaginez, des bougies immenses et incandescentes, de celles qui éclatent dans tous les sens.
Imaginez au dessus, un trampoline géant.
Imaginez vous, réincarnez en marshmallows géants, sautillant et dansant.
Imaginez une odeur de marshmallows grillés vous rendant complètement dingue.
Imaginez des marshmallows cannibales et fous alliés.
...
Et oui, la musique d'Animal Collective n'est pas un compte de fée, surtout pour les marshmallows géants en train de griller sur place.
Ce que j'aime par-dessus tout dans « Summertime Clothes », c'est que la laideur et la beauté se servent l'une de l'autre, la rudesse et la douceur ne seraient rien l'une sans l'autre.
Tout ne tient qu'à un fil.
Mais quel fil... Me dites pas « Phil Collins », je vous parle sérieusement.
Quoi que j'ai peut être entamé ma crédibilité quelques lignes plus haut.
« Summertime Clothes » a deux qualités qui lui colle à la peau, elle est ultra festive et tres... personnelle.

La chanson de mes rêves.



5. Animal Collective – Daily Routine (5'45)



Voici une ballade épique et savoureuse avec une intro n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'univers des excellents Battles (« voisins de palier » d'Animal Collective).
« Daily Routine » est une sorte de machine à sous intergalactique dans laquelle nous voguons en lévitation. Elle brille par sa nonchalance et par son attraction stratosphérique.
Fermez les yeux, et vous vous verrez décoller progressivement, suivant l'ascension de ce chant rêveur et crépusculaire.

Ce morceau me rappelle un roman de Benjamin Kunkel qui s'intitule « Indécision ».
En deux mots, c'est l'histoire d'un NEW YORKAIS de 28 ans qui souffre d'une étrange maladie, l'aboulie.
Celle-ci implique qu'il est strictement incapable de prendre une quelconque décision. Apres avoir ingurgité un mystérieux remède (l'Aboulix), il part pour un périple à Quito (Equateur) où il suit une femme belge pour le moins...étrange dans la JUNGLE, et il y découvre un PSYCHOTROPE locale et par la même occasion, l'éveil de sa conscience politique. Pas seulement d'ailleurs, mais chuuut..
« Daily Routine » est une envolée psychédélique qui draine de nombreux souvenirs, et a la qualité essentielle de la plupart des chansons d'Animal Collective.

Elle étend votre imaginaire jusqu'à des horizons absolument inconnus jusqu'à présent.
En deux mots, elle apporte de nouvelles pièces au puzzle de votre âme.
Si je puis m'exprimer ainsi.



6. Animal Collective – Bluish (5'11)



« Bluish » est une recette effectuée à la perfection, l'idéal dosage des ingrédients.
La justesse des saveurs qui nous sont offertes, mène à des émotions délicates et brassées.
Comme souvent, il y a plusieurs lectures dans la musique du collectif animal.
Le Ying et le Yang, si vous voulez.

Je ne peux d'ailleurs pas résister à l'envie d'accompagner l'écoute de cette chanson par un poème Chinois qui me plait beaucoup, rêveur et mélancolique, comme la musique des New Yorkais. Il s'agit d'un très court poème de Zhang Bi, et il provient de la dynastie des Tang, autant dire qu'il ne date pas d'hier.
Il n'a pourtant à mon avis, pas encore perdu son éclat.

" Le rêve vient s'attarder au même endroit,
La véranda qui borde la maison, la balustrade qui l'encercle
Rien de plus beau que la lune, brillant sur des pétales
Tombés sur le sol printanier pour le visiteur solitaire "


La musique d'Animal Collective est composée de vagues salvatrices qui vous déposent sur des terres inconnues, et la fibre épicurienne de ces mélodies ne peuvent à mon avis laisser de marbre, même les plus réticents.

Encore faut il prendre le temps de se laissé séduire.
Prendre le temps d'observer lentement.
Prendre le temps de gouter à cette saveur inconnue,
Tel un bon verre de vin rouge crépusculaire.



7. Animal Collective – Guys Eyes (4'30)



« Guys Eyes » est un marais abstrait hanté de fantômes improbables cherchant à communiquer avec le monde des vivants. Le chant de Panda Bear y est particulièrement beau.
Les paroles semblent indéchiffrables et ésotériques.

Comme souvent, la musique d'Animal Collective est mouvante tel un moustique affolé qui guide votre imaginaire.
Les merveilleuses explosions, les sautillements si émouvants et les hypnotiques vagues d'humeur sont de la partie.

Ecoutez « Guys Eyes », c'est s'adonner à la contemplation et la délectation.
La « volupté » serait le mot juste à mon avis.



8. Animal Collective – Taste (3'52)


« Taste » est une incroyable montgolfière qui monte délicatement vers le ciel, entourée de papillons multicolores bruissant dans tout les sens. Vous tendez vos mains hors de l'engin pour frôler les lépidoptères volubiles (la musique d'Animal Collective est un drôle de monde), et vos mains se retrouvent totalement trempées.
Vous flottez littéralement.

La musique d'Animal Collective est une drogue à part entière.
Elle fait disparaitre toute réalité,
et s'apparente à une fin du monde passagère.

« Pourquoi est ce que le soleil continue à briller ?
Pourquoi est ce que les oiseaux continuent à chanter ?
Est-ce que par hasard ils ne sauraient pas
Que la fin du monde est déjà là ? »


(Citation présente à l'aune d'une des plus belles ½uvres littéraires que je connaisse : « La fin des temps » du génial Haruki Murakami, même si cet adjectif confine ici au pléonasme)



9. Animal Collective – Lion in a coma (4'12)


Un joueur de didgeridoo endiablé et aliéné ouvre au pied levé ce nouveau morceau, et ici on retrouve avec joie les accointances tribales d'Animal Collective.
Cela contraste nettement avec les paysages rêveurs et improbables que nous avons traversés jusqu'à présent. Il s'agirait davantage ici de se fracasser le crane contre les murs d'une camisole, engoncé dans un vieux sac de couchage aux couleurs criardes.

« Pleaaseee don't leave me... »

Pourtant ne vous faites pas d'illusion, vous n'y échapperez pas, « Lion in a coma » possède tant de beauté en elle, qu'elle vous donnera mille occasions de perdre la raison.



10. Animal Collective – No More Runnin (4'22)


Le chant dans “ No More Runnin” a toute la splendeur en elle des matinées de juin, ces débuts de journées emplis de soleil et de douceur.
Je ne suis pas connu pour être un fervent admirateur des publicitaires, pourtant « No More Runnin » n'a pas fini de me faire penser à une publicité pour l' « ami Ricoré ».

La perfection du chant, voilà ce qui différencie cet album des autres opus d'Animal Collective.
Les « No More Runnin » lancés dans le ciel bleu resplendissant, sont d'une justesse sidérante.
Ils sont aussi emplis d'espoir que ces lancés de ballons que nous avons tous eu l'occasion de faire un jour ou l'autre dans notre vie.
Si ce n'est pas le cas, il n'est jamais trop tard.
Allez tant pis, j'ose, « No More Runnin » est aussi délicieuse qu'une crêpe au nutella sur terrasse, à 10 heure du matin un 6 juin 2009.
Je vous vois venir mauvaises langues, n'allez pas croire par là que la musique d'Animal Collective se résume à un plaisir éphémère.
Elle a simplement de quoi faire rêver, et là est l'essentiel.



11. Animal Collective – Brother Sport (5'58)



Les artificiers d'Animal Collective l'ont bien compris, il y a un plaisir intense qu'il ne faut louper sous aucun prétexte : le bouquet final.
« Brother Sport » est un condensé de ce qu'Animal Collective a fait de mieux.
Elle peut également faire penser aux anciennes productions des excellents « Of Montréal ».
A mon avis, plus le temps passe, moins les groupes sont inventifs, mais cela n'a aucune importance, car ceux d'entre eux qui sont créatifs le sont pour mille.
« Brother Sport » est une boule de feu extravagante et frémissante.
C'est la cerise sur le gateau « Merriweather Post Pavilion ».


Noël 2009 était en janvier cette année.



Tiens cela me rappelle un truc de Ryad Sattouf dans sa bande dessinée « La vie secrète des jeunes ». Pour que se soit plus simple je vais donner des noms aux personnages :

" Vu et entendu dans un bar gare de Rennes ".

Jonathan : Franchement à l'agence, on était tous traumatisé... J'ai une collègue, l'année dernière, dans un des villages je sais pu où là, enfin il est sous l'eau maintenant quoi...

Matthieu : Rohh

Jonathan : T'imagines, t'es en vacance, et puis, tu t' reposes, tu vois, et soudain t'es englouti quoi, carrément !

Matthieu : Hey, franchement, c'est bizarre, à noël, y s'passe toujours un truc ! Regarde : y a 3 ans, y a les touristes qui sont morts tués par les islamistes en Egypte : C'était à noël.
L'année dernière, c'est l'avion qui s'écrase, encore en Egypte, avec des touristes là...

Jonathan : Ah ouais, c'est vrai...

Matthieu : Et là : paf le raz de marée, encore une catastrophe, franchement c'est bizarre...

Jonathan : Et le onze septembre, c'était à Noël ?

Matthieu : ....


Tout ça pour dire que la passion a de quoi faire dérailler.

Maintenant, une question se pose :

« Merriweather Post Pavilion » d'Animal Collective et le roman « Hiver arctique » de l'islandais Arnaldur Indridason sont sortis en ce début d'année 2009.

Je ne sais pas qui pourra, à mon goût, les devancer, mais une telle qualité culturelle au début de cette année 2009 ne peut être qu'un gage d'une année culturelle (et pas seulement) particulièrement passionnante.


Rendez vous est pris en tout cas avec Animal Collective, le 20 mars, à L'olympic de Nantes.


Quelques chiffres pour finir (en bref) :

Nom de l'artiste : Animal Collective
Nom de l'album : "Merriweather Post Pavilion"
Année : 2009
Nationalité : US
Nombres d'album à ce jour : Au moins 6.
Style : Pop psychédélique
Ma note pour « Here Comes The Indian " (2003) : 17/20
Ma note pour " Sung Tongs " (2004) : 19/20
Ma note pour " Feels " (2005) : 19/20
Ma note pour " Strawberry Jam" : 19/20
Ma note pour cet album : 19/20
Mes chansons preferées sur cet album: My Girls (2), Summertime Clothes (4),Guys Eyes (7), No More Runnin (10), Brother Sport (11)
Ma chanson préférée : Brother Sport (11)

# Posté le vendredi 13 février 2009 12:19

Modifié le dimanche 15 février 2009 04:52

Route du Rock 2008 (collection été)

Route du Rock 2008 (collection été)



































D'aucuns pensaient la “ Route du Rock “ morte et enterrée après cette programmation 2008. Et bien qu'ils se rassurent, les organisateurs infirment ces bruits de couloir. La bonne tenue des futures collections hiver et été, du festival malouin, a été confirmé.
Le festival pourra certainement fêter ses 20 ans d'existence en 2010.

Réjouissons nous qu'une manifestation culturelle d'une telle classe subsiste pres de chez nous. Le discours des organisateurs est d'ailleurs bien rassurant. L'intégrité qui colle à la peau des susnommés est palpable. La « route du rock » ne sera pas défigurée par des soucis d'argent. Les artistes seront comme toujours triés sur le volet, pas de doute la dessus.

En d'autres termes, pour enfoncer le clou (et cela n'engage que moi) la « Route du Rock » ne suivra pas la tangente (doux euphémisme) effectuée à « Rock en Seine ».
En réalité, de « Rock en Seine », il n'en reste que le nom, l'affiche de cette année semble ne dire qu'une chose :
« Le courage n'est pas tout, tant pis, la décision a été prise, cette année : baissons notre froque ; et mettons notre amour-propre au placard, pour nous faire plus de pognon. »
Sauf que le courage, ça paye, avec des affiches à en tomber à la renverse et innovante, la route du rock vient de se refaire en 2008. La festival continue sa route sans arrogance, simplement, ils sont là, et nous émerveillent chaque année.

Rassurez vous, mon article sera plus court que l'année dernière. Je parlerai surtout les artistes qui m'ont plu et que j'ai vu en entier pour pouvoir juger correctement.
J'écarte donc d'entrée de jeu « No Age » et « The Do », pour ne pas les avoir assez vu.
Mais aussi « Menomena » pour avoir préféré à leur concert, une balade en amoureux à St Malo. Quant à « Cold War Kids », je m'étendrai pas non plus dessus, pour ne pas du tout avoir accroché à leur concert. Les compositions sont brillantes, mais le chant poussif rend le tout indigeste à mon gout.

Evidemment comme je suis un fanatique des classements, voici le mien :



1. La douceur exaltante des Notwist.



En ce vendredi 15 aout, les munichois ont livré un set inoubliable.
Puissant, sombre et romantique.
J'ai été d'autant plus enthousiasmé par leur prestation que je voyais en Notwist, un groupe exclusivement de studio. Et bien je m'étais égaré, le chant de Markus Acher était majestueux, la batteur impressionant, les chansons ont été revisitées de la plus belle des manières.
Je pense notamment aux morceaux « On Planet Off » ou « Neon Golden », qui ont été probablement les sommets du Live. Pour le plus grand plaisir du public, le groupe a largement puisé dans l'indépassable album couleur sang.
La musique de Notwist est un rêve ambulant ; la voix de Markus est un trésor inestimable
(aussi vitale que celles de Thom Yorke (Radiohead) et de Jason lytle (Grandaddy) ).
Depuis des années, cette voix a drainé tant de souvenirs étoilés, qu'elle bouleverse au plus profond. La présence de la foule est le dernier rempart aux larmes chaudes synonymes d'une joie intense, qui glisseraient sur vos joues. A en mourir sur place.


2. L'explosion grinçante des Foals.


Le concert que j'attendai avec le plus d'impatience.
Je ne parlerai pas du retour des années « Foals » (fallait que je la fasse..).
Mais quand même, force est de constater que Foals est pour moi, la révélation musicale de l'année 2008. Leur musique est un cyclone qui ensorcèle, et qui bousille tout sur son passage. Indomptables et rageurs, ces poulains venus d'Ofxord le sont assurément.
A l'image de l'indépassable chanson « Heavy Water».
Le Live est passé à la vitesse de la foudre, les « je t'aime » murmuré à la foule par le chanteur n'étaient là que pour mettre en exergue la violence sourde qui résonne au fond des hymnes concoctées par les britishs. Contrastées, syncopées et fougueuses.
De la lave coule dans les veines du jeune Yannis Philippakis, sa voix est flambloyante, écorchée vive et puissante. Le caméraman pourra certainement témoigner mieux que quiconque du caractère incontrolable des membres de Foals. Philippakis devenant d'ailleurs caméraman temporaire. Apres avoir matraqué un tambour en chantant, il se sert du micro tel un cowboy habité, s'en servant pour matraquer brutalement le tambour.
Détraqué, imposteur, schyzophrène ? Surement pas.
Hanté par sa musique ? Certainement.
En définitive, Yannis Philippakis n'est rien d'autre qu'un esthète.
Il vit pour sa musique, et cela se ressent diablement.
Les Foals quittent la scène vers 4 heures du matin, et nous laissent sur le cul, comme des ronds de flanc. Eberlués et éblouis par une telle présence.
Attérés par tant de maîtrise pour un si jeune age.
Barney de la série « Ho I Met Your Mother » aurait été là c'est sûr, il l'aurait dit :
« Ha-lu-cinant ! »


3. Le feu d'artifice d'optimisme Ting Tings.


L'album du duo était un bon présage de ce qui nous attendait ce samedi 16 aout, au soir. Un album puissant, et impressionant de diversité et de cohérence.
Sur scène, l'énergie du duo est décuplée au centuple.
Katie White est ahurissante de présence et de charisme.
J'ai rarement vu un public aussi uni et receptif aux vibrations d'un Live.
Toutes les compositions sont passées en revue.
L'electro pop scintillante des Ting Tings nous emportent tous tres haut.
" Great DJ ", " Shut up and let me go " et surtout " By the one " ont été des moments d'oubli absolu.
La pluie fait alors une discrète apparition en fin de concert, s'étant mystérieusement planquée pendant les 3 soirs, elle s'est sûrement demandée pourquoi elle n'amenerait pas, elle aussi, une goute d'eau à ce bain de jouvence.
Estival, raffraichissant et jouissif.


4. Le beau cadeau Tindersticks.


J'avais entendu parler régulièrement de ce groupe, sans jamais les écouter. Et bien, dès le premier morceau du concert, j'ai été emporté par cette musique minimaliste, ténébreuse et somptueuse. Des 13 personnes présentes sur scène, on retient essentiellement la voix époustouflante de Stuart A Staples, d'une classe remarquable à la manière de Matt Berninger ( The National) et d'une justesse digne de Mark Linkous ( Sparklehorse).
Jamais propret pour autant, le live distille une telle sincérité et sensibilité qu'il en reste en tout point remarquable. Et étant donné les échos entendus ici et là, remarqué.


5. Le spectacle surprenant des Sigur Ros


Voilà, Sigur Ros, la tête d'affiche.
Le groupe a fait partie de mes artistes préférés sur la fin de mon adolescence, puis apres mille et une découverte, a été relégué à la place des artistes tout a fait respectable et passionnant. En deux mots, j'attendai ce concert avec une impatience plutôt confuse.
Bref, je ne vais pas faire durer le suspens. Les islandais ce soir là ont été bien plus flambloyants que leurs compatriotes en finale de Handball aux JO. Rien ne nous a été épargné, nous en avons pris plein des yeux et plein les oreilles. Jeux de lumière magnifiques, canons de confettis, habits traditionnels. Une bonne dizaine de personnes sur scène, des tambours,un piano, une batterie ect... et un chant puissant. Et evidemment l'inévitable rencontre entre les guitares et les archets. Il y a avait quelque chose de tres particulier dans ce concert, dans le bon sens du terme.
Ce qui m'a obnubilé également, c'était le contraste entre cette voix fragile de Jon “Jonsi” Thor Birgisson (et oui...) et l'impressionnante stature du monsieur, vétu de noir, souvent vouté sur sa guitare.
Les yeux fermés ou rivés sur les étoiles, l'Islande en toile de fond, ses paysages si lointains et si particuliers..
Comme leur compatriote Indridason le décrit si bien dans ses romans, l'Islande est un pays qui distille une attirance quasi-magnétique. Sigur Ros nous en donne la confirmation par d'étranges frissons.
Ce merveilleux spectable enfonce le clou une bonne fois pour toute.


Le salon de relaxation Why :


Des campeurs sont montés sur scène ? Non, en fait ce sont les membres de Why.
Simples, joyeux et chaleureux. Why a fait une tres bonne impression au fort saint père.
Leur attitude est extrement agréable, et leurs chansons tiennent la route, il n'y a pas de doute. Comme je l'ai dis dans ma critique d'« Alopecia », la musique de Why sur scène également, évoque un cocktail sur terrasse, au soleil, en plein mois d'aout.
Un vrai bon moment de détente.


La belle prestation de Girls In Hawaii :


Les belges étaient de retour plus tôt dans l'année, avec un deuxième album en demi-teinte. Je l'avais en effet laissé de coté en me disant qu'il ne faisait en réalité que « piller la musique de Grandaddy ».
Ce samedi soir là, je m'attendais donc à voir des jeunes gens arrogants et insupportables.
J'ai eu tort, par exemple, le jeune belge dont la voix ressemble (toute proportion gardée) a celle de Jason Lytle est resté tres en retrait, assis, le visage caché par ses cheveux retombants. Il était l'anthitèse de l'image que je m'étais fait de lui.
Aucune suffisance non plus chez les autres membres du groupe.
Le concert était d'une fraicheur remarquable, les belges (et cela ne trompe pas) ont largement puisé dans l'excellent " From Here To There".
Un instant tres agréable. Tout simplement.


La parenthèse French Cowboy :


Leur concert était un peu foutraque, mélant plein de styles différents.
Un chanteur faussement aggressif avec le public. Sympa à voir, mais jamais sensationnel.
A ceci pres, cet instant où le chanteur fait monter deux filles sur scène et leur chante à tue-tête une reprise d'une chanson probablement à la mode, à genoux.
Il serait méchant de dire que le concert sera inoubliable que pour 2 personnes, surtout à l'écoute des tres bons échos qui ont circulé sur ce live par la suite.
Pour ma part si je devais être concis jécrirai : « Pas flambloyant, mais bon esprit ».
L'humour fait passer le tout.



La route du rock n'étant en fin de compte rien d'autre que la matérialisation de nos rêves les plus fous.
Voilà donc une suggestion d'affiche pour l'année prochaine (Radiohead mis à part)

Cela ne mange pas de pain :

1er jour :

Spinto Band
Vampire Weekend
Flotation Toy Warning
Arcade Fire
The National*
Amon Tobin


2ème jour :

Sufjan Stevens
Cat Power*
Queens Of The Stone Age
Robert Plant*
Jon Spencer BLues Explosion
Vitalic


3ème jour :

Semifinalists
Of Montréal*
Animal Collective
The Shins
Foals*
Aphex Twin



(Les * signifient simplement que je les ai déjà vu et que j'aimerai les revoir).



Rendez vous cet hiver pour de nouvelles aventures à la route du rock !

# Posté le samedi 30 août 2008 05:08

Modifié le samedi 30 août 2008 05:45

Why - Alopecia (2008)

Why - Alopecia (2008)



































La musique de Why est un véritable cocktail sur terasse.
« Alopecia » est un merveilleux kaléidoscope, un terrain de jeu à ciel ouvert, catalyseur de bulles d'optimisme.
Somptueux mélange musical, où la pop s'acoquine avec le hip hop (écoutez « Good Friday » (2) ).
« These Few Presidents » (3) que Kevin Barnes aurait pu écrire, accompagnerait de la meilleure des façons les écrits du déjanté Augusten Burroughs.

La démarche est radicale, particulièrement à un moment où le formatage musical a en partie pris le dessus.
Pourtant pas de doute, la musique de Why reste pleinement cohérente.
Le somptueux chant sur « The Hollows » (4) et « Simeon's Dilemma » (12) fait penser à un Billy Corgan qui serait tomber amoureux de la musique pop.
Les différents morceaux brilleraient de mille feux dans un Skate Park en plein Los Angeles, un samedi matin estival.
« The Fall Of Mr. Fifths “ (8) et “ By Torpoedo Or Crohn's” (13) réussissent le grand écart et se baladent sans complexe dans un hip hop teinté de pop. Ou l'inverse.
Peu importe ; en prenant le risque de ne plaire à personne, Why parvient à se frayer un chemin parmi les voix les plus originales de la musique contemporaine.

J'ai fais le lien avec Burroughs tout à l'heure à dessein.
Leurs démarches mutuelles se rencontrent en de nombreux points.
Pêle mêle : provocatrices, extravagantess et modernes.
La beauté de ses mélanges ne peut qu'insuffler la tolérance, et le respect des différences.
L'essentiel donc.

Dans son dernier roman ( « pensée magique »), largement inspirer de sa vie, Burroughs commence son chapitre en écrivant (p 132) :

« Depuis peu, il est impossible d'ouvrir le journal ou de cliquer sur un site sans tomber sur une nouvelle et horrible affaire impliquant un prêtre, son pénis et un enfant.
Soudain, inexplicablement, notre regard collectif s'est détourné des terroristes pour se fixer sur les hommes en soutanes. On ne demande plus comment la petite Fatima a bien pu boucler autour de sa taille une ceinture d'explosif. On se demande plutôt si le petit John ne passe pas trop de temps en compagnie de père O' Brian.
Eh bien, moi, je veux bien les défendre, ces chers curés.
Car c'est un fait, ce sont des prêtres catholiques qui m'ont taillé les meilleures pipes. »

Pas besoin d'être prêtre catholique, ni même homosexuel pour trouver cet écrit dérangeant. D'autant plus, s'il l'on ne connaît ni l'humour ni l'autodérision du personnage Burroughs.
De même, nul besoin d'être un adepte de musique FM pour trouver la musique de Why vraiment surprenante de prime abord.

C'est un peu comme avec l'univers d'Animal Collective et Of Montréal.
Il faut creuser un peu,
et plus vous ecouterez la musique de Why : Plus vous y prendrez du plaisir.


Vous verrez apres, ce sera un véritable bonheur.

Drôle et lumineux.




Quelques chiffres pour finir (en bref) :


Nom de l'artiste : Why
Nom de l'album : « Alopecia »
Année : 2008
Nationalité : US
Nombres d'album à ce jour : 2 (au moins)
Style : Hip Pop
Ma note pour "Elephant Eyelash" (2005) : 16/20
Ma note pour cet album : 16/20
Mes chansons preferées sur cet album : « These Few Presidents » (3), « The Hollows » (4), “ Fatalist Palmistry” (7), “A Sky For Shoeing...” (10), “ By Torpoedo Or Crohn's “ (13)
Ma chanson préférée : « These Few Presidents » (3)




# Posté le mercredi 13 août 2008 14:46

Modifié le mercredi 20 août 2008 12:56